Posté le 21 novembre 2019 - À la une - Paroles de freelances

« Le besoin de faire quelque chose pour moi » – Parole de freelance

Actuellement à l’Atelier freelancr, a lieue la 10ème session du Bootcamp : une formation dédiée aux freelances ! Le but : les accompagner dans le développement de leur projet, le tout sur 4 jours de formation intense, où ils travaillent jours et nuits sur leur projet, celui des autres, et celui d’une entreprise externe : le premier hackathon français pour freelances !

Avant qu’il ne soit trop occupé par le Bootcamp, il a accepté de répondre a un petit interview, afin de nous raconter comment lui est venue l’envie de se lancer dans l’entrepreneuriat, et comment vit-il son parcours aujourd’hui.

 

Bonjour David ! Tout d’abord, peux-tu te présenter ?

Bonjour ! Je suis David, fondateur de Kino, SASU de conseil, créée il y a quelques mois à peine.

J’ai 42 ans, je suis un ancien consultant/manager/chef de projet dans l’industrie des services informatiques.
Je vis dans une petite ville du Gers avec ma compagne et mes 2 filles de 10 et 8 ans.
J’ai eu la chance de pas mal voyager : j’ai vécu en Malaisie de 2012 à 2015 en tant qu’expatrié, où j’ai travaillé pour une grosse boite de services informatiques. J’y ai dirigé un programme de Lean Management et travaillé sur des projets de transition de services.

Il y a une dizaine d’années, je suis parti par la route, en camion, de Toulouse à Kuala Lumpur, puis le sud de l’Inde : 40000 km, 11 mois de voyage. J’avais économisé et préparé ce projet pendant longtemps : ça reflète une certaine ténacité et un côté têtu qui me représente assez.

Le projet suivant a été de construire ma maison – j’aime aussi beaucoup « bricoler », travailler de mes mains – ça m’a pris un an et demi de soirées, week-ends, vacances… Le côté têtu donc, voire un peu acharné avait refait surface.

Et me voilà aujourd’hui, un peu moins jeune mais toujours vaillant, avec mon projet « Kino » – qui part de la question « comment mettre les compétences acquises pendant près de 20 ans au service de grandes entreprises, à mon « propre service ? Avec plus de sens, avec de l’envie, des valeurs plus proches des miennes et une utilité qui me soit plus…évidente ? »

 

Peux-tu nous parler plus en détail de ton projet ?

Je propose des services de conseils en organisation, gestion, optimisation de processus, stratégie, transformation, etc, Pour les dirigeants de TPE.

Le cheminement du projet trouve son origine dans la décision prise il y a déjà quelques temps de m’extirper du domaine professionnel dans lequel je me trouvais.  En 2018, j’ai découvert l’univers de la Très Petite Entreprise et de l’entrepreneuriat en m’associant avec un ami qui souhaitait voir son entreprise « passer un pallier » – une brasserie artisanale.  Nous avons structuré, organisé, documenté, planifié, trié, piloté, amélioré et ce fût une sorte d’évidence : l’expertise et les compétences que j’avais acquises au cours de mon propre parcours s’ajustaient très bien aux besoins de plus petites structures.

J’en suis arrivé à créer Kino pour proposer ce type de services à des dirigeants « qui en auraient besoin ».

Mais c’est bien là le problème : j’ai été formé pour être en mesure d’aborder une large variété de problématiques, je suis un pluri-disciplinaire « touche-à-tout », et si je suis convaincu de pouvoir apporter énormément de valeur à des petites entreprises dans de nombreux domaines. J’ai beaucoup de difficulté à définir plus précisément ma cible, et à mettre le doigt sur l’enjeu auquel je suis susceptible de répondre… Précisément parce qu’ils peuvent être très variés.

Voici un peu plus détaillé de Kino, pour que vous compreniez un peu mieux :

Ce que Kino vous propose, ce sont des solutions.  Des méthodes.  Des outils.  Plus de fluidité, moins de frottements, plus d’efficacité, moins d’énergie dissipée.

  • Kino ne fera pas miraculeusement disparaître votre charge de travail, mais je pourrai vous aider à structurer, rationaliser, prioriser, organiser ce travail.
  • Kino, c’est « faire bien », c’est s’assurer que les actions engagées produiront les effets escomptés.
  • Kino, c’est « faire mieux », c’est aller plus loin, c’est améliorer, c’est optimiser, c’est viser un cran au-dessus.
  • Et enfin, Kino, c’est « maintenant », c’est ne pas attendre, ne pas remettre à demain, c’est faire. Faire maintenant.

Pourquoi « Kino » ? Lors de la création, j’avais composé 5 ou 6 mots à partir de syllabes retenues pour leur sonorité ou une consonance particulière…- dans le but qu’on s’en souvienne ! – en les Googlant un par un, je suis tombé sur « Kino : mouvement cinématographique dont la devise est « Faire bien avec rien, faire mieux avec peu, mais le faire maintenant », un match parfait avec ma philosophie du « faire » !

 

Et alors, qu’est ce qui t’a poussé à te mettre à ton compte ?

Comme beaucoup de cadres salariés en « milieu de carrière » dans de grandes entreprises j’imagine – perte de sens, curiosité tarie, « usure », etc… – j’étais certes bien rémunéré et mon boulot, pour certaines parts, ne manquait pas d’intérêt. Mais comme évoqué plus haut, le besoin de faire quelque chose « pour moi », de retrouver un sens et une utilité à ce que je suis capable de produire ou délivrer m’a amené à faire le pas vers l’entrepreneuriat. En tant qu’associé d’une brasserie artisanale dans un 1er temps, puis plus récemment, à travers « Kino », en tant que « consultant / prestataire / freelance » auprès d’une entreprise d’éco-construction, d’une architecte indépendante ou d’une entreprise de gros œuvre BTP (je viens de citer mes 3 premiers et uniques clients 🙂 ).

 

Quelles difficultés as-tu rencontré en tant qu’indépendant ?

Le passage à l’action pour ce qui est de la prospection commerciale… J’ai du mal à distinguer une sorte de « roadmap » dans ma tête, je pense que c’est ce qui me freine (ou laisse place à un degré subtil de procrastination). Je me suis documenté, j’ai lu sur les stratégies, les approches, j’ai bien-sûr pris plusieurs initiatives – il est vrai, en usant principalement de la stratégie « des premiers cercles » ou des « prescripteurs » – mais au final, je reviens toujours à la même difficulté : si je sais identifier le besoin d’un client en particulier, j’ai du mal à qualifier l’enjeu ou les enjeux auquel je puis répondre pour un « ensemble de client » et donc, identifier et cibler un groupe, d’une part, et présenter ou définir mon offre de services de manière pertinente/parlante/identifiante/différenciante d’autre part.

  • Pour illustrer cela, mes premiers clients me sont un peu tombés du ciel, par le concours de mon premier cercle et ce que je délivre pour eux est assez varié :
    J’accompagne une entreprise de charpente/éco-construction d’une dizaine de salariés dans une transformation vers un modèle d’« entreprise libérée »,
  • Je propose de la méthode et des outils à une architecte pour gérer sa trésorerie et piloter son activité,
  • Et enfin, du conseil en gestion, budgétisation, planification et stratégie de recrutement à un jeune dirigeant d’entreprise de gros œuvre en BTP (environ une douzaine de salariés)…

Eh bien, « avec mes yeux d’aujourd’hui » j’y vois 3 enjeux différents, 3 offres de services différentes et même s’il y a bien « le bâtiment » en dénominateur commun, je pourrais tout aussi bien délivrer ces services à une entreprise fabricant des chevalets ou… Un distributeur de produits du sud-ouest, il eût suffit que ce soit le secteur d’activité des personnes rencontrées via mon premier cercle.

 

Les + du freelancing pour toi ?

Bien sûr, il y a le sentiment de liberté, d’autonomie et la satisfaction d’œuvrer (nuance avec « travailler ») pour soi… Mais je manque encore de recul je pense, on verra dans quelques mois !

 

Pourquoi le Bootcamp freelancr ?

Je pense que la tartine qui précède doit constituer en soi une forme de réponse 🙂  En fait, j’ai eu le sentiment d’un bon match entre mon propre enjeu et le concept proposé par le Bootcamp (au-delà du talent de Charles pour en faire la présentation ! 🙂 )

J’attends du Bootcamp et de son concept de travail en groupe, de mise en expérimentation, de partage d’expérience et d’émulation collective qu’il m’aide à mieux cibler, mieux définir, mieux approcher le lancement de mes démarches commerciales et à challenger le modèle que j’ai ou avais en tête quand j’ai démarré.

 

Merci beaucoup David !

 

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